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Chercher l’âme sœur dans une ville qui carbure à la superficialité et à l’image c’est comme chercher une paire de designer jeans dans une montagne de vieilles fringues dans un bac de l’armée du salut. 

 

You know it’s there somewhere just waiting for you to jump into them like Cinderella’s foot in the glass sliper…You know that once you finally find them, fate will make obsolete the odds that they are simply too small, too beaten up or too smelly to even be worth a try. You don’t hope, you know. You simply, purely and (some would argue) naïvely KNOW that despite all the laws of statistics and despite the fact that no one in there right mind would give away a perfectly good pair of designer jeans to salvation army…it’s there somewhere.

 

You’ve probably had that blissful experience where, you overcome the odds and find the most beautiful piece of clothing under a pile of garbage-like atrocities from the 80s. Unless, as my upper-class st-laurent wasp princess-friend often tells me, you’re thinking to yourself:  Ouache!!!…other people’s clothes. How disgusting! Non mais même lavés à l’eau de javel et assouplis au Purel, I wouldn’t touch them with a ten foot pole. Which raises an interesting question about how somebody else’s guy is just as bad as somebody else’s jeans…but I guess that’s a whole other ball game.

 

Chercher l’âme soeur dans une société  où l’authenticité et l’altruisme sont presque devenus des items de collection dignes du Musée de cire de Mme. Tussaud, c’est comme marcher fakir-style sur un trottoir de charbons ardents en chantant “signing in the rain” et en espérant que la pluie viendra à bout d’éteindre cette rage d’aimer qui nous brûle l’intérieur (et la plante des pieds).

 

L’intensité de l’amour lorsqu’il nous prends d’assaut et nous consume, ce papillonnement exponentiel qui nous laisse « flabbergasté », cette bouffée soudaine d’air frais qui vient à bout de renverser contre toute attentes nos réticences et nos appréhension les plus tenaces lorsque l’amour naissant s’agrippe à notre âme et y prends racine, est aussi irrationnel que la compulsion qui pousse certains illuminés à marcher sur la braise.

 

C’est le sentiment le plus réel qui soit, l’énergie élémentaire qui (comme Denzel dans John Q) pousse un père à se tuer pour sauver son enfant. Pourtant, dans un élan de rationalité qui tue l’émerveillement et la candeur naïve qui l’accompagne inévitablement, on le filtre et l’analyse avec une grille bourrée de stéréotypes et de paradigmes sociaux bien souvent truffés de matérialisme et d’angoisses pratico-pratiques (sera-t-il un bon pourvoyeur pour mes enfants?, saura-t-il m’aimer si j’engraisse de vingt livres?, quel genre d’auto conduit-il?, qu’est-ce que mes amis/parents vont penser de lui?) . Comme les statues de cire du musée de madame T, on s’est tellement habitué aux simulacres d’amour qu’ils nous semblent aussi réels que le VRAI. 

 

Chercher l’âme soeur,  la VRAI, sur ce continent qui est passé maître dans l’art de simuler et de trafiquer la vérité pour la faire apparaître sous son meilleur jour, c’est comme évaluer les canons de la beauté contemporaine en faisant abstraction du fait que photoshop est maintenant non seulement le meilleur ami des mannequins mais un passage obligé pour quiconque veut faire son agace comme Magean Fox sur le cover de G.Q.

 

Si ça a marché pour Bush et les armes de « distraction » massive, il va de soit que ça marche pour les élans amoureux des Sophie Paquin de ce monde. Speaking of which, j’ai raté le premier épisode de la nouvelle saison la semaine dernière après avoir passé un belle partie du printemps dernier à regarder les saisons précédentes en rafale. « Spooné » nu contre ma fuckfriend de l’époque, une autre belle victime du mythe de l’amour qui n’eut elle été mortellement dénué de la passion viscérale qui m’attire le plus chez les femmes, aurait peut-être fait un bout de chemin avec moi sur l’autoroute de la vie comme dirait Stan dans les Boys, j’ai eu droit en quelques jours à l’entièreté des hauts et de bas de celle qui est maintenant devenu l’icône de la femme urbaine québécoise.

 

J’ai donc raté le premier de la nouvelle saison et je m’apprête à dévoré la suite ce soir à 21h. Yes, I confess, I am hooked on a chick serie. Ben là… « hooked » c’est un grand mot. Disons simplement que c’est devenu un ice-breaker de prédilection pour amorcer une conversation sur ma conception de l’amour avec une fille que je découvre perdue dans un cocktail politique ennuyant, comme une paire de designer jeans au fond d’un bac de l’armée du salut. « Oh my God! Tu ressembles tellement à Malik », me lance-t-elle dans un élan qui trahit du coup son appréciation de la série. « Ouais, je suis son petit frère qui préfère écrire des chansons au bord de l’eau que de s’entraîner au gym 10 fois par semaine » suis-je contraint de lui répondre avec un sourire en coin. Mais bon, fin de la parenthèse, si ça marche avec Bush et la mystification du peuple américain, cette obnubilation de l’amour aseptisé et taillé au couteau selon les standards dénaturés de notre matérialisme moderne est voués à causer bien des hauts et des bas.

 

Bref, si on récapitule: Chercher l’âme sœur dans une ville qui carbure à la superficialité et à l’image c’est comme chercher une paire de designer jeans dans une montagne de vieilles fringues dans un bac de l’armée du salut. Chercher l’âme soeur dans une société  où l’authenticité et l’altruisme sont presque devenus des items de collection dignes du Musée de cire de Mme. Tussaud, c’est comme marcher fakir-style sur un trottoir de charbons ardents en chantant “signing in the rain” et en espérant que la pluie viendra à bout d’éteindre cette rage d’aimer qui nous brûle l’intérieur (et la plante des pieds). Chercher l’âme soeur,  la VRAI, sur ce continent qui est passé maître dans l’art de simuler et de trafiquer la vérité pour la faire apparaître sous son meilleur jour, c’est comme évaluer les canons de la beauté contemporaine en faisant abstraction du fait que photoshop est maintenant non-seulement le meilleur ami des mannequins mais un passage obligé pour quiconque veut faire son agace comme Magean Fox sur le cover de G.Q.

 

Si bien que parfois on se décourage, on rage ou on se découd en mille morceaux voguant à la dérive dans un océan d’idéaux noyés et de naïveté égorgée. Alors à tous ceux qui se décourage devant le bac de l’armée du salut, rage contre les imitations qui paraissent plus vrai que le vrai et se décousent en pièce pur mieux se recoller une identité « photoshopée » sur le web, je n’ai qu’un chose à dire: love is not the destination, it’s the voyage to get there. Même si parfois le processus devient plus ardu que le niveau d’enthousiasme pour le résultat, rappelons-nous de Marchall Mclure et de sa fameuse citation, “the medium is the message”.  La quête de l’âme sœur est aussi vitale que l’expérience amoureuse elle-même…parfois même plus. 

 

I just came out of intensive left brain stimulation (aka le Conseil d’administration) and I have a profound urge to liberate all the non-sens locked up in my right hemisphere. It’s been boiling there for almost three hours and the only way I found to avoid sinking in this pool of number charts and business previsions, was to doodle some cartoons of you on my notepad. Every time I am sitting around a conference table for a meeting, I have a weird impression of stepping into an episode from The office. Is it me or is today’s corporate world so disconnected from the true nature of things that we have re-created a paralel reality that looks and taste like the real one but is actualy nothing less then a pale technocratic imitation of existence? Corporate America is like some sort of gigantic shopping center where every store is roughly the same. The products change and the clerks are more or less engaging but overall…c’est toute du pareil au même et on se complaît dans le lois de l’offre et de la demande et dans la théorie du plus fort, pensant à chaque fois réinventer la Roue. Fuck, on voit même pas que cette roue qu’on croit ré-inventer, on tourne en fait dedans comme des hamster sur le LSD. Comme dans ma dernière chanson « Rat Race: « we are all running in a rat race everyday and we all hope that it’s going to stop, one day », on cours sans arrêt en espérant que ça va s’arrêter un jour où l’autre. On travaille pour vivre mais on fini par vivre pour travailler…triste sort qu’est celui de citoyen moyen américain. Mais a-t-on vraiment des options?

 

Par « chance » (quel euphémisme!!!) mon corporate world à moi gravite autour de l’industrie du spectacle, le mythique showbiz qui fait saliver tous ceux qui sont coincés, au 22e étage quelque part downtown, dans un cubicule. L’élan créatif de leur journée, c’est de choisir la couleur qu’appliquera la belle esthéticienne du 1er étage sur leurs cuticules. C’en est ridicule. Devant cette réalité qui stipule que la mesure de la réussite est la quantité de cossins qu’on accumule, je me sens comme un funambule entre deux monde, celui des adultes prématurés et celui des adolescents attardés. Entre deux tour à bureaux, flottant au-dessus de la ville par cette nuit étoilée, je m’amuse à trouver le fil conducteur entre l’univers des vestons-cravates qui calculent les ristournes et les marges de profit et celui des éternels rêveurs qui enculent le système dans des marches mais en profitent. Pendant que les uns reculent en marchant par en avant et que les autres marchent pour éviter de se retrouver sur le cul, moi j’avance en restant immobile.

 

Traveling without moving comme Jamiroquai dans le temps. C’est toujours mieux que de sombrer dans cette Virtual Insanity qui prends d’assaut notre société aliénante et cantonne des esprits subtils et créatifs dans des moules castrants. Depuis que j’ai fait la connaissance de cette Cosmic Girl en atterrissant par inadvertance sur son profile Facebook, I have decided to Use the Force within me to push the limits of the human mind. I started with mine and discovered a gold mine. Now, if you’re reading this line, my goal might actually find its way inside your mind. If not, pick up my shoes and try running a long mile. Like Eminem in 8 mile I traded my mine for a mike and like a mild version of Mike Tyson I stepped in the ring to entice them. I hope they don’t mind… Everyday is a new chalenge and when I land on my ass, backed up against the cables, I think to myself: it’s Alright, I’ve had my High Times now here comes the low ones. I find some sort of inner peace out of it and even though just Drifting Along is not my conception of self-accomplishment, I guess sometimes you have to swallow your words and take a few punches.

 

You have to ditch you Rambo attitude and enjoy the Didjerama as DJ Rama Sutra would say: « the music writes herself, there was nothing I could do, she lifts her own notes and sticks them inside you ». So if you don’t get my Didjital Attitude, just picture my words flowing out of me on their own. Imagines les allitérations qui se dicte d’elle même et traverse la distance entre toi et moi pour aller se loger dans ta tête. That’s exactly what I had in mind when I said I was Traveling without moving. And if, by now you’ve figured out that I’ve just listed (in order) every single song out of Jay Kay’s 1996 classic record (the album I lost my virginity too), then You are my love and we could Spend a lifetime together, drifting on this sea of right-hemisphere absurdity untill you whisper in my ear: Do you know where you’re coming from? Of course, love! I know where I am coming from but I have no idea where I am going with this. I guess I’ll figure it out as I go along. Je sais comment ça a commencé mais je n’ai aucune idée comment ça se finira. J’imagine que je vais trouver un sens global à tout ce non-sens lorsque j’aurais assez de recul. Like I said: it’s not the destination that counts, it’s the way we get there. And the best way to get there it to travel without even moving.   

Hello world!

Welcome to my own little corner of the blogosphere…I am a 27 year-old writer and  musician drifting on a sea of metaphors. Enjoy!